TIME IS HONEY !

TIME IS HONEY !

VISITER UNE RUCHE  PLACE DE LA BOURSE À PARIS  ??? Si, si, c’est possible grâce à l’action poétique de l’artiste Olivier Darné, qui y a installé la Banque du Miel. Derrière ce slogan malicieux – Time is honey – se cache un vrai beau projet qu’on soutient de tout coeur et dont vous pouvez découvrir la philosophie et le fonctionnement ici.

Et si vous aimez le miel et les abeilles (et que vous habitez la région parisienne, of course…), voilà 2 excellentes raisons d’aller y faire un tour :

– primo : à l’intérieur de l’installation outre la ruche et ses habitantes que vous pourrez voir de près, vous rencontrerez Simon Pierre Delorme, un apiculteur – ou berger d’abeilles urbaines comme il se définit lui-même – qui vous raconte les abeilles comme personne ! Grâce à lui, je sais maintenant que les abeilles ont un capteur sur la tête qui leur permet en permanence de savoir où est le soleil même s’il y a beaucoup de nuages (là, perso, je suis envieuse  car à Paris en hiver, ce serait bien pratique :-)) et aussi que la « danse frétillante » (c’est joli, non ?) est une de leurs multiples façons de communiquer. Bref, il est passionné, passionnant et très sympa ! Et nous rappelle à quel point la disparition de l’abeille serait une catastrophe pour les bipèdes que nous sommes.

– deuxio : vous pourrez souscrire en sortant un Compte Epargne Abeille (qui vous vaudra aussitôt un petit pot de « miel béton » délicieux) et la conscience d’avoir fait un (petit) geste pour nos vaillantes pollinisatrices, puisque tous les fonds recueillis vont directement dans la création d’une nouvelle ruche ou le travail d’un apiculteur.

C’est jusqu’au 10 octobre, les mardi, vendredi et samedi de 16h (disons 16H15 pour laisser à Simon Pierre le temps d’arriver ;-)) jusqu’à 19h.

3 Commentaires
  • Jacques FABRY
    Posté à 09:40h, 30 septembre Répondre

    Je suis allé hier mercredi 29 septembre, flâner autour de cette ruche cheminée et j’ai photographié beaucoup d’abeilles mortes ou en perdition à terre tout autour. Ne croyez pas que les abeilles soient si bien que cela en ville.

  • Simonpierre DELORME
    Posté à 12:07h, 30 septembre Répondre

    COMMENTAIRE POUR JACQUES FABRY
    Beaucoup d’abeilles mortes ou en perdition ? C’est NORMAL
    La durée de vie d’une abeille est de 40 à 45 jours en pleine saison florale, quand elle fait fonctionner a fond son système glandulaire (glandes nourricières à gelée royale, puis glandes cirières, puis éventuellement glandes à venin, Nasanov et autres) avant de faire des milliers de km à rapporter du butin (nectar, pollen, eau, propolis). Elle a bien vécu quand elle meurt.
    En hiver, les abeilles d’hiver, plus grasses, feront beaucoup moins travailler leurs glandes. Elles dépenseront surtout leur énergie à dégager de la chaleur en faisant bouger leurs muscles pour que survivent tous ces insectes à sang – pardon ! à hémolymphe – froid qui se sont rassemblés en grappe pour mieux hiVerner (pas hiBerner, pas dormir ) Celles-la vivront deux à trois mois en consommant le miel de leurs réserves.
    Beaucoup ? Que voulez vous dire par « beaucoup » ? Une colonie varie selon le moment de l’année de 5 000 à 50 000 insectes. il en nait et il en meurt chaque jour. En général c’est en fin de vie, donc en tant que butineuses à l’extérieur de la ruche, qu’elles mourront. Les cadavres seront emportés par les guêpes ou d’autres prédateurs naturels, (évidemment moins fréquents place de la Bourse. mais…)
    En saison, une reine en bonne santé pond CHAQUE 24h de MILLE à DEUX MILLE œufs. il y aura beaucoup de naissances, beaucoup de mortes.
    « Ne croyez pas que les abeilles soient si bien que cela en ville »Peut-être mais il y en a toujours eu à Paris ! 200 à 300 colonies aujourd’hui seulement à une époque où nous avons peur des insectes et des animaux mais 1800 à 2000 sous Napoléon III quand nous avions des souris dans les cuisines et des chevaux dans les cours …quand nous avions aussi moins de gens pour soigner arbres et fleurs, parcs et parterres … quand nous avions aussi plus de smog dans une ville chauffée au bois et au charbon.
    Allez, elles ne sont pas si mal que cela. La nature, ce ne sont pas seulement les lointaines baleines, ours blancs et autres loups et caribous. C’est d’abord la NATURE DE PROXIMITE, les araignées, les souris, les bousiers et les mouches… sans oublier les mouches à miel.

  • Françoise&Valérie
    Posté à 12:35h, 30 septembre Répondre

    Et voilà, ce sont les apiculteurs qui en parlent le mieux ! Un grand merci à Simon Pierre Delorme pour ces explications (on n’avait pas exagéré en disant qu’il parlait des abeilles comme personne 🙂 Certes, et on le sait, la situation de l’abeille n’est pas fameuse. Raison de plus pour saluer les initiatives positives qui visent à faire bouger les choses… Alors longue vie au projet de la Banque du Miel et à tous ceux qui le soutiennent !!!

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